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Titre de l'ouvrage : Les Annales du Disque-monde

Sous titre : Timbré (Going postal), vol. 30

Auteur (s) : Terry Pratchett

Éditeur : 2004 ; L'Atalante -.- La Dentelle du cygne, 2008

Nombre de pages : 473 pages

Mots clés : Poste, service public, concurrence, finance, ange, arnaqueur, faussaire, délit d’initié, golem

Genre littéraire : Fantasy

Présentation de l'ouvrage :

Résumé :
Il y a 9000 ans au plus profond de la mer, il y a un mois, sur la mer, puis enfin, maintenant, à Ankh-Morpork. L’histoire commence. Les Clic-Clac ont renvoyé les postes de la mégapole aux oubliettes. Mais cette évolution ne semble pas être la volonté du Patricien. Alors il nomme de nouveaux ministres des Postes, avec pour mission de rénover, de relancer…en fait, de parvenir par tous les moyens qui leur viendront à l'esprit, de redonner vie à ce service « public » .  Mais aucun n’y parvient, même si ce n’est, le récit le montrera, aucunement de leur fait.
Moite von Lipwig va être mis à mort pour arnaque, vol, recel de toute sorte… Moite est le parfait arnaqueur, le faux du faux… mais il va aussi devenir le nouveau ministre des Postes. Comment ? Bien disons, qu’un « ange » a décidé que, pour donner une chance à la poste d’Anhk-Morpork, il faudrait à sa tête quelqu’un d’aussi peu scrupuleux, d’aussi habile que ceux qui le concurrencent. Les dés sont jetés, même si la chance a peu à voir avec ce genre de labyrinthe financier.

Avis :
Comme pour chaque volume des Annales, ou presque, la base du récit est un problème, un fait de société, de civilisation, humain. Cette fois, c’est  la Poste qui s’y colle… en fait, cela pourrait être tout le système des services publics le sujet de ce trentième volume. Terry Pratchett se pose en défenseur du service public, mais tout en restant objectif, si si !!. Concurrence public/privé et tout ce qui va « malheureusement » avec : délit d’initié, fraude, arnaque, marché officiel et officieux, malversation… et comme on est dans un monde de fantasy, meurtre, chantage… cela n’existe pas, évidemment, dans notre monde.
Bon, ça, c’est pour la partie sérieuse, celle du second degré, celle qui transparaît derrière les personnages, derrière l’humour et l’art d’écrire de Terry Pratchett… même si ce second degré est de plus en plus prégnent dans les dernier volume des annales. J’ai l'impression que l’auteur a de plus en plus de mal à « rire » de tout ce qui semble le blesser. Que dans la balance de  l’ironie, et tout l’art qu’a l’auteur d' imbriquer sérieux et humour, réalité et fantasy, le poids penche à chaque volume davantage vers le sérieux et la réalité.

J’ai eu, pour la première fois, un peu de mal à rentrer dans le récit. Un peu seulement :-). Mais mon problème majeur avec ce roman, c’est que le personnage principal n’arrive pas à prendre sa place par rapport au Patricien, ou même le capitaine Carotte, qui pourtant ne fait qu’un brève passage, comme la Mort, ou certains membres du guet. Il a pourtant tout pour lui. Mais autant Moite a la capacité de disparaître de la mémoire de ceux qu’il côtoient, de ne pas laisser de souvenir de lui, capacité pratique dans son métier, autant il disparaît presque derrière les « seconds rôles » qui l’accompagnent. Loin d’un Rincevent, il réussit l’exploit de disparaître aussi à la lecture derrière le seigneur Vétérini ou l’archi-chancelier Ridculle. Voir mêmei derrière des « presque troisième rôle » (Difficile d’étiqueter les personnage de Terry Pratchett de deuxième ou troisième rôle, tellement chancun d'eux est construit avec passion). Exploit de Terry Practhett, ou raté ?.

Il reste que ce trentième volume m’a laissé le plaisir habituel d’un récit des Annales. Celui de m’être amusé, d’avoir souri, d’avoir réfléchi, d’avoir été interpellé. Mais aussi de m’être promené dans un monde que, comme tout lecteur qui aura suivi ce cycle, je connais bien. D’avoir posé mes pas sur les pavés d’Anhk-Morpork tout autant que Moite, d’avoir fait le chemin jusqu’à Slo Lat sur un cheval complètement fou, d’avoir dîner dans différents lieux, qui ne vont pas s’évaporer à la fin de ce roman. Parce que Terry Pratchett construit son monde, ses villes, pour ses annales. Que le restaurant où mangent Moite et Mademoiselle Chercoeur a pris maintenant vie dans la ville. Que tout autre personnage des Annales, ou lecteur avec une imagination suffisante, pourra aller y manger, volume après volume. Et que tout en est ainsi.

Alors une nouvelle fois, merci monsieur Terry Pratchett. Et merci à Monsieur Patrick Couton pour sa traduction, ainsi qu’à Paul Kidby (je commence à m’habituer à votre coup de crayon :-) )

Et pour finir, non, ce volume n’est pas que burlesque. Et Moite le fait bien sentir avec ces paroles.

«  Je vais vous tuer, Monsieur Sylvère. Je vais vous tuer à notre manière à nous, les fouines, les escrocs et les menteurs. Je vais tout vous prendre à part la vie. Je vais vous prendre votre argent, votre réputation et vos amis. Je vais vous embobiner avec des mots jusqu’à ce qu’ils vous enferment comme dans un cocon. Je ne vous laisserais rien, pas même l’espoir… »

Illustrateur : Paul Kidby

ISBN : 2-84172-326-7

Traducteur : Patrick Couton

Prix : Atalante : 17,10 €

Avis personnel : avis positif claudeavis positif claudeavis positif claude

Auteur du résumé : Dilvich

 

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